Tourbières dans le Pilat et Landes de Chaussitre
A plus de 1000 m d'altitude dans les hauteur du Mont Pilat, les Landes de Chaussitre sont un site unique classé NATURA 2000.
Ce lieu unique dans la région vous fera découvrir les Tourbières dans le Pilat.
Les conditions climatiques de ce haut plateau sont dominées par des incursions de nord-ouest, qui apportent d’importantes précipitations annuelles (entre 1000 et 1100 mm en moyenne).
De façon générale, les activités agricoles se concentrent autour de la production laitière, caractérisée par de nombreuses surfaces en herbe et quelques parcelles de production céréalière. Les surfaces boisées se composent en grande partie de plantations de résineux destinées à la production.
Les habitats et espèces caractéristiques
Neuf habitats d’intérêt communautaire sont présents sur le site, répartis sur 140 hectares environ. Il s’agit de landes, de pelouses vivaces, de prairies mésophiles, de tourbières et de hêtraies. Quelques bas-marais (Prairies à Molinie) sont également présents.
Les Tourbières dans le Pilat occupent 6.5 hectares du site et se regroupent en différents types qui sont les tourbières boisées, les tourbières hautes actives, les tourbières hautes dégradées et les tourbières de transition et Tremblant.
Aucune espèce de la directive "Habitats" n’a été observée sur le site. En revanche, six oiseaux, inscrits à l’annexe 1 de la Directive « Oiseaux » sont présents sur le site. Il s’agit de l’Alouette lulu, de la Bondréeapivore, du Busard Saint- Martin, du Circaète Jean-le-Blanc, de l’Engoulevent d’Europe et de la Pie-grièche écorcheur.
la tourbière de Gimel est localisée autour des sources de la Dunerette (bassin versant du fleuve Loire), au sud-ouest du Massif du Pilat. L’épaisseur maximale mesurée de la couche de tourbe atteint ici 1,9 m. Des datations au carbone 14 indiquent que l’origine de la tourbière remonterait à 6000 ans avant J. C. La tourbière proprement-dite couvre une surface assez réduite de trois hectares. Toutefois cette superficie modeste est compensée par la qualité des milieux naturels, dans une ambiance paysagère de tourbière ouverte sur une zone de replat très caractéristique.
La tourbière proprement-dite est scindée en deux secteurs d’une superficie cumulée de treize hectares. Elle est en grande partie pâturée par des chevaux sur une courte période annuelle, ce mode d’intervention s’inscrivant dans le plan de gestion mis en œuvre dans l’objectif de freiner la dynamique de végétation.
Différents types d’habitats naturels sont représentés :- bois tourbeux de Pin sylvestre,- tourbière haute ou "haut-marais" : Les hauts-marais se forment grâce à l’action de mousses spécifiques, les sphaignes. Tandis que croît la partie supérieure de la mousse, sa partie inférieure périt et se transforme en tourbe. C’est ainsi que se forme lentement une épaisse couche de tourbe, qui s’élève au-dessus de la nappe phréatique.- tourbière de transition, c’est à dire intermédiaire entre un "haut-marais" et un "bas-marais" (marais tout ou partie alimentés par la nappe phréatique).
La flore est bien typique des tourbières avec le Rossolis à feuilles rondes (qui a fortement colonisé des secteurs décapés en 1986), la Gentiane pneumonanthe, la Linaigrette à feuilles étroites. Parmi la faune observée, figurent plusieurs espèces de tritons dont le Triton palmé et le Triton alpestre. Lézard vivipare, Lézard des souches et Vipère péliade sont des reptiles fréquentant la tourbière. On peut enfin évoquer une observation de Cordulie arctique, une libellule remarquable inféodée aux tourbières.
Vous pouvez terminer la visite par un crochet à la pierre des trois évêques. Ce site réunissait les trois èvêques de trois évèchés différents en ce lieu car chacun ne pouvait pas sortir du sien.
Auparavant, elle fut une borne qui délimitait trois provinces romaines de la Gaule : la Lyonnaise, l’Aquitaine et la Narbonnaise. Mais une évidence est frappante lorsqu’on se rend sur place : cette anodine pierre plate ne constitue nullement un point de repère, à l’inverse d’autres rochers des environs visibles de fort loin… Pourquoi les Romains, qui affectionnaient les symboles ostentatoires, furent-ils si modestes dans leur choix de cette borne comme limite commune à trois provinces ? Sans doute parce qu’elle jouait déjà, bien avant leur arrivée, un rôle capital dans les croyances gauloises.
En 1555 le juriste lyonnais Jean du Choul voyagea dans le Pilat et en laissa une précieuse description rédigée en latin : De Monte Pylati. Dans ce livre il rappelait la notoriété dont le Pilat jouissait auprès des peuples de la Gaules, et le qualifiait d’Olympe gaulois. La Pierre des Trois Évêques fut probablement un lieu de rassemblement très discret, et aussi une sorte de « nombril du monde » tout comme l’était l’omphalos de Delphes pour les Grecs. L’annexer permettait de la « romaniser ». Mais on dit qu’à l’arrivée des Romains, les druides délaissèrent le Pilat pour leurs réunions secrètes et se replièrent vers la forêt des Carnutes, qui allait devenir Chartres… Auguste leur imposa de revenir, non pas dans les forêts du Pilat trop difficiles à surveiller, mais à Lyon dont il fit la capitale des Gaules.
Le rôle de la Pierre des Trois Évêques était cependant loin d’être terminé ! Après avoir servi de frontière entre les Burgondes et les Wisigoths, puis les Francs, elle matérialisa la démarcation entre les parts attribuées aux descendants de Charlemagne, Charles le Chauve et Lothaire, lors du morcellement de l’empire carolingien par le traité de Verdun en 843. Elle marqua encore la limite des zones de juridiction des châteaux de Montchal, Argental et la Faye. Elle ne perdit son rôle majeur, en terme de pouvoir temporel tout au moins, qu’en 1296, lorsque le comte du Forez étendit son territoire par son mariage avec Alix de Vienne.
Pour plus d'information et visite de ce site, surfez sur les tourbières dans le Pilat
Un site situé à seulement 20mn de notre camping.
